Alexandre Mouillour, directeur du Cinéville de Lorient : l'autre visage des salles obscures

Le Cinéville de Lorient, qui fête son 25e anniversaire, s’impose comme un lieu culturel à part entière au-delà de la projection de longs métrages.

Les explications avec son directeur Alexandre Mouillour…

Le Cinéville de Lorient, qui fête son 25e anniversaire, s’impose comme un lieu culturel à part entière au-delà de la projection de longs métrages.   Les explications avec son directeur Alexandre Mouillour…

En novembre, les festivités autour des 25 ans vont ressembler à un bon condensé de l’activité du Cinéville de Lorient. Le mercredi 6, en ouverture de l’anniversaire, deux films cultes seront à l’honneur : Le Géant de fer et Eyes Wide Shut . « L’idée est de revivre une séance de cinéma de 1999 avec des pubs et des bandes-annonces de films de l’époque », commente Alexandre Mouillour, directeur du Cinéville de Lorient. Le jeudi 7, le public se verra proposer un débat sur les langues régionales et, le vendredi 8, une leçon de cinéma autour de The Big Lebowski, le chef-d’œuvre des frères Coen. La deuxième semaine s’annonce tout aussi animée avec la diffusion du documentaire Argoat, suivi d’un débat avec l’association de sauvegarde de la faune sauvage bretonne Trisk’ailes le jeudi 14 et une soirée dédiée aux courts métrages le vendredi 15, avant de proposer une improvisation théâtrale le samedi 16. Le jeudi 21 novembre, le Cinéville recevra Julien Hillion, réalisateur de Théret N° 487. « Nous aimons croiser les arts », prévient Alexandre Mouillour.

Une première avec le Théâtre de Lorient

Le mercredi 20 novembre après-midi, le Cinéville organisera notamment une rencontre avec le Théâtre de Lorient autour de Peau d’Âne. L’équipe de la pièce Peau d’Âne - La fête est finie, qui se jouera les 27 et 28 novembre salle Marguerite Duras, viendra échanger avec les spectateurs du film de Jacques Demy juste après sa projection. « C’est un premier partenariat avec le Théâtre de Lorient qui j’espère en appellera d’autres, indique Alexandre Mouillour. Un cinéma est d’abord un lieu culturel. Nous sommes rodés sur la programmation des films qui sortent. Nous devons être une force de proposition pour répondre aux attentes du public. » À Lorient, le Cinéville compte des spectateurs curieux. « Quand nous avons diffusé Napoléon d’Abel Gance qui dure 8 heures, il y avait plus d’une centaine de personnes dans la salle, indique Alexandre Mouillour. Pour la projection de Paris-Texas de Wim Wenders en plein mois de juillet, ils étaient 80. » Une fréquentation qui le conforte dans son choix de proposer tous les deux mois une leçon de cinéma qui attire de nombreux cinéphiles y compris des moins de 30 ans comme lors de la soirée consacrée à Old Boy de Park Chan-Wook.

40 % de films d’art et essai

Le Cinéville de Lorient qui peut s’appuyer sur plusieurs salles de projection en profite pour diffuser 40 % de films d’art et essai. Pour la sortie en salles fin octobre d’Anora, Palme d’or au dernier Festival de Cannes, il a programmé 4 films inédits en France du réalisateur Sean Baker. « Le Cinéville de Lorient est un cinéma qui me correspond bien, précise son directeur qui a pris ses fonctions il y a tout juste deux ans. La programmation est à l’image de ma liste de films préférés : Gladiator de Ridley Scott, Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone ou There will be blood de Paul Thomas Anderson. » La recette fonctionne à plein. Entre le 1er octobre 2023 et le 30 septembre 2024, le Cinéville de Lorient a attiré 311 000 spectateurs, plaçant en tête des films français. BMO

25 ANS DU CINÉVILLE DE LORIENT

Du MER 06 au JEU 24 NOV

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